HENRY Albert

 

Albert Henry est né le 12 février 1919 à Garches (Seine-et-Oise).
Dès 1936, il pratique le vol à voile ainsi que le parachutisme.
Ajusteur chez Blériot en 1937, il passe chez Lioré Olivier à Argenteuil en 1938.
Il est alors le plus jeune contrôleur aéronautique de France.
Il effectue ses premiers pas dans cette profession sur les "Léo 45" et sur les "Dewoitine 510".
Mobilisé en novembre 1939 à Châteauroux, il se porte volontaire pour le Moyen-Orient et débarque à Beyrouth le 4 avril 1940.
Il est d'abord affecté à la base de Rayack puis à Alep au service d'entretien des parachutes.
En septembre 1940, il entre dans un réseau de renseignements dirigé par des responsables importants qui faisaient partie des services du Haut-Commissaire au Levant. Le réseau DHP (chemins de fer Damas-Homs et Prolongements) était chargé de surveiller l'activité de l'aviation allemande qui transitait des troupes vers l'Irak pour intervenir contre l'URSS.
Grâce aux renseignements transmis par Albert Henry, l'aviation anglaise pouvait bombarder à bon escient, soit le camp nord, soit le camp sud du terrain d'Alep.
Arrêté et incarcéré à la citadelle d'Alep, Albert Henry est condamné à mort. Il parvient à s'évader et se réfugie au consulat américain d'Alep.
En juillet 1941, il rallie les F.A.F.L. à Damas et signe un engagement pour la durée de la guerre. Il suit des cours de radio mitrailleur.
Affecté au groupe "Lorraine" du 20 octobre 1941 au 1er février 1942, il participe avec celui-ci à la campagne de Libye.
Affecté comme responsable du service parachutes de Rayack dont le matériel a été saccagé par l'armée de Vichy, Albert Henry effectue plusieurs sauts pour tester le matériel, réparé ou reconstitué.
Il se porte ensuite volontaire pour le "Normandie" où il est affecté le 15 septembre 1942. Il participe à la première campagne du régiment en qualité de plieur de parachutes. Muté au Moyen Orient, le sergent Henry est de retour à Rayack où il espère pouvoir suivre l'école de pilotage. Mais devant la lenteur des procédures et la bataille de France, il préfère rejoindre l'Algérie pour reprendre le combat.
C'est ainsi qu'il participe aux campagnes de France et d'Allemagne.
Il est démobilisé le 13 juillet 1945.
Après la guerre, il retourne en Algérie. Il est embauché à Maison-Blanche aux Ateliers Industriels de l'Air, comme contrôleur aéronautique principal jusqu'en 1946, date de son retour en France.
Il entre à l'Institut Pasteur où il termine sa carrière en 1979 comme chef des services de sécurité, bâtiment et personnel.
Il sera pendant trente ans secrétaire du comité d'établissement et secrétaire général du comité central d'entreprise de 1970 à 1975.
Albert Henry est titulaire de la Médaille Militaire, de la Médaille Coloniale avec agrafes "Libye", "Russie", "Allemagne", la Croix du combattant volontaire de la Résistance, la Médaille Commémorative 1939-1945 avec agrafes "France", "Libération", "Engagé Volontaire" ainsi que deux décorations soviétiques : l'Ordre de la Victoire et l'Ordre de la Guerre pour la Patrie.
Après avoir longtemps séjourné à Louviers (Eure), il réside actuellement sur la Côte-d’Azur.

Yves Donjon
Documentaliste du musée Normandie Niemen
Copyright 2002 Musée Normandie-Niemen-27700-Les Andelys.
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Monsieur Albert Henry entouré d'André Baumann, Claude Lemée et Roger Beaumont.

le Commandant Guy Suze et Albert Henry.