Les avions du Normandie-Niemen        

Tous les avions ci-dessous ont eu différentes versions.

 

L'entraînement


le Dewoitine 520 qui servit à l'entraînement des pilotes, d'octobre à novembre 1942, à Rayak en attendant de partir en Russie.

Longueur 8,60 m Surface alaire 15,95 m Vitesse maximum 534 kmh Motorisation Hispano-Suiza 12Y
               
Envergure 10,20 m Poids à vide 2036 kg Plafond 11000 Puissance 935 ch
               
Hauteur 2,57 m Poids en charge 2677kg Rayon d’action 1530 km Armement canon HS 404 20mm4 mitrailleuses 7,5

Description d'après : wikipedia.org

Conception

Conçu à partir de 1936 par Emile Dewoitine, pour répondre à un appel d'offre de l'Armée de l'Air recherchant un chasseur succédant au Dewoitine D.510, et capable d'atteindre 520 km/h (...d'où son nom !), le projet sera mené à terme par la nouvelle Société Nationale de Construction Aéronautique du Midi (issue de la nationalisation des ateliers Dewoitine). Trois prototypes furent construits; le premier, qui vole la première fois le 2 octobre 1938, équipé d'un Hispano-Suiza 12Y21 de 890 chevaux, ne parviendra pas à dépasser 480 km/h. Remotorisé par un 12Y29 et équipé d'une hélice à pas variable, suite à un accident, il atteindra alors la vitesse de 825 km/h en piqué !

Les deux autres suivirent au cours de 1939, équipés, eux, de leur armement, et en mars, 200 exemplaires sont commandés, suivis de 600, par la suite réduit à 510 supplémentaires en juin. En septembre, avec l'ouverture des hostilités, le total des commandes passe à 1280, et en avril 1940, à 2250.


Le D.520 de série, dont le premier exemplaire est produit en
novembre 1939 est équipé d'un moteur Hispano-Suiza 12Y45 de 935 chevaux et armé de 4 mitrailleuses MAC34 Mod39 dans les ailes, approvisionnées à 675 coups, et d'un canon de 20 mm Hs404 avec 60 coups tirant à travers l'axe du moteur.

Il commence à équiper l'armée de l'Air à partir de janvier 1940, mais n'est véritablement opérationnel qu'à partir de fin mai 1940. À l'armistice, 437 exemplaires auront été produits et 351 livrés.

En avril 1941 la production reprit pour équiper l'armée de l'air du Régime de Vichy qui en commanda 550 exemplaires.

775 exemplaires au total furent produits.

 

Engagements

Bien qu'un peu moins rapide que le Messerschmitt Bf 109, il était plus manœuvrable et fut l'un des seuls appareils capables de lui résister aux débuts de la guerre. Toutefois, construit en trop petit nombre et arrivé trop tard dans les divers groupes de chasse qu'il équipait, il ne suffit pas à renverser le cours de l'histoire... La première unité à en être équipée est le Groupe de chasse I/3 qui reçoit des exemplaires non armés en janvier et 34 machines de série, en avril et mai; au déclenchement de l'offensive allemande, il est la seule unité à en être pourvue avec 79 avions opérationnels. Ils obtiennent leurs premières victoires, le 13 mai, en abattant trois Henschel Hs 126 et un Heinkel He 111, sans aucune perte. Par la suite, les GC II/2, GC III/3, GC III/6 et GC II/7 en reçurent aussi, ainsi que les GC II/6 et GC III/7, mais qui, eux, formés trop tard, ne purent participer au combat. L'escadrille de chasse n°1, de l'aéronavale, en reçut quelques-uns.


Le Dewoitine D.520 est cependant crédité de 147 victoires (108 confirmées et 39 probables) en combat aérien contre la
Luftwaffe et la Regia Aeronautica, pour 54 avions abattus.

Quelques appareils furent engagés par l'État Français pour s'opposer au débarquement allié en Afrique du Nord et à l'occupation du Liban et de Madagascar. Certains appareils capturés par l'armée allemande lors de l'invasion de la zone non occupée en 1942 furent utilisés comme avion d'entraînement par la Luftwaffe et d'autres puissances de l'Axe. Ils furent aussi vendus en grand nombre à la force Bulgare, environ 150 appareils qui lutterent contre les appareils US.

À la libération, il reprend du service au sein du groupe de chasse FFI de Marcel Doret, (et au Corps Franc Pommiès) qui devient le 30 novembre 1944, le groupe G.C. 11/18 "Saintonge", et qui combat lors des opérations au-dessus de la poche de Royan.

À la fin de la guerre, les appareils restants furent utilisés pour l'entrainement des pilotes français, et ce jusqu'en 1953.

 

Variantes

 


Le Yak 7


 

Longueur 8,48m Surface alaire 17,15m2 Vitesse maximum 613Kmh
Mach 0,50
Motorisation Klimov M105PF V12
               
Envergure 10m Poids à vide   Plafond 10200m Puissance 1 260 ch
               
Hauteur 2,70 Poids en charge 3030Kg Rayon d’action 825km Armement 1 canon Shvak de 20mm
1 mitrailleuse 12,7

 

Description d'après : wikipedia.org

Conception

Parallèlement au Ya26, le bureau Yakovlev avait dessiné un biplace d'entraînement et de liaison dérivé, le Ya27, produit sous le nom de UTI26 puis Yak7 au printemps 1941. Cependant, le manque d'avions de combat et la plus grande simplicité de sa construction imposèrent l'idée d'en dériver un chasseur, le Yak7A en juillet 1941. Suivit le Yak7B à moteur VK105PF, dont la production en grande série fut lancée à l'usine GAZ-292 de Saratov en avril 1942 avec sa variante biplace, le Yak7V. Jusqu'en mars 1943, 6399 avions dont 5000 chasseurs Yak7B furent produits. De petites séries furent produites avec des longerons d'ailes en acier, les Yak7D et Yak7DI qui donnèrent naissance au Yakovlev Yak-9.

 

Engagements

 

Variantes [

 

Les avions de liaison

Polikarpov U-2


C'est l'avion de liaison du N.N.

Longueur 8,15 m Surface alaire 33,20 m Vitesse maximum 150 Kmh
 
Motorisation 1 moteur Chvetsov M-11
               
Envergure 11,40 m Poids à vide 770 kg Plafond 3000 m Puissance 115 ch
               
Hauteur 3,50 m Poids en charge 1350 kg Rayon d’action 550 km Armement 1 mitrailleuse ShKAS 7,62
bombes ou rocket

D'après : wikipedia.org

Le Polikarpov Po-2 ou UT-2 est un biplan pour l'entraînement et le travail agricole, produit en URSS, de 1928 jusqu'aux années 1950. Simple à produire et à entretenir, il en fut assemblé près de quarante mille exemplaires, en vol, il se montre très fiable et pardonne la plupart des erreurs de pilotage. Bien que dépassé, bien avant la Seconde Guerre mondiale, il fut néanmoins utilisé comme avions de harcèlement de nuit et pour le transport léger, durant tout le conflit, puis en Corée. Du fait de son emploi comme avion agricole, les soviétiques le surnommèrent Кукурузник (Kukuruznik), terme dérivé de кукуруза (kukuruza qui désigne le maïs).

 

Histoire

Le prototype de cet avion vola pour la première fois en janvier 1928. D'une conception simple et rustique, il employait un moteur de 99 chevaux, le Shvetsov M-11 à cinq cylindres en étoile. Il fut dès lors utilisé de façon massive aussi bien dans le civil, que dans l'Armée rouge. Lors de la Seconde Guerre mondiale, on trouva une utilisation au combat pour cet avion, pourtant peu performant. Il servit à harceler au sol les troupes de la Wehrmacht, au cours d'attaque en pleine nuit. La tactique employée, consitait à approcher des positions allemandes à basse altitude, puis de couper le moteur et d'effectuer une passe de bombardement en vol plané. Bien que ces attaques fussent peu meutrières, elle eurent un effet psychologique important, troublant maintes fois le sommeil des unités de la Wehrmacht. Un des régiments qui se distingua, dans ce genre de mission, le 558e régiment de bombardement de nuit, était constitué uniquement de pilotes et de mécaniciens féminins. Certaines d'entre-elles finirent la guerre avec plus de mille missions de ce type à leur actif, dont parfois dix-huit en une seule nuit, et nombre d'entre elles, furent décorées du titre de Héros de l'Union soviétique, les Allemands, les surnommèrent Nachthexen (les sorcières de la nuit). Lors de la guerre de Corée, le Po-2 utilisé de la même façon, fut surnommé par les troupes des nations unies, Bedcheck Charlie. Pendant les deux conflits, le petit biplan se révéla un adversaire paradoxalement dur à abattre, car sa vitesse maximale était bien inférieure à celle de décrochage des chasseurs, qui tentaient de l'intercepter, et par le fait qu'il volait à très basse altitude, parfois quelques mètres seulement. En Corée, malgré l'utilisation de radars, l'avion resta dur à atteindre du fait de sa petite taille et de sa construction en bois qui ne donnaient qu'une très faible signature radar.

 

 

Le Yak 6

Transport et liaison, équipages 2 et 4 passagers

 

Longueur 10 m Surface alaire 29,60 m Vitesse maximum 230 Kmh
 
Motorisation 2 moteurs Shestov M-11F
               
Envergure 14 m Poids à vide 1433 kg Plafond 3400 m Puissance 140 ch
               
Hauteur Poids en charge 2500kg Rayon d’action  km Armement 1 mitrailleuse 7,62
bombes et rockets


 

Les Chasseurs
 

Les chasseurs d’Alexander Sergueïevitch Yakovlev
Par Michel Thouin
 

Alexander Sergueïevitch Yakovlev, né et mort à Moscou (1906-1989), fut un ingénieur aéronautique particulièrement prolixe.

C’est, en particulier, grâce à une lignée de chasseurs extrêmement performants, les Yak1, Yak9 et Yak3, que son nom restera à jamais gravé au Panthéon des constructeurs aéronautiques.

 Le Yak1

Le premier prototype de chasseur conçu par Alexander S. Yakovlev et qui portait le nom de Yak26, effectua son premier vol le 13 janvier 1940, mais s’écrasa au sol le 27 avril suivant à la suite d’un problème structurel. Le second prototype présentait déjà les caractéristiques propres au Yak1, le radiateur d’huile sous le moteur et les prises d’air du carburateur noyées à l’emplanture des ailes.

Le manque de visibilité vers l’arrière fut résolu par l’installation d’une verrière de plexiglas en forme de bulle, l’appareil prenant ainsi la désignation de Yak1B.
 

Longueur 8,48 m Surface alaire 17,15 m2 Vitesse maximum 592 kmh Motorisation Kimlov M105 P
               
Envergure 10 m Poids à vide 2,133 kg Plafond 1000 m Puissance 1100 ch
               
Hauteur 2,64 m Poids en charge 2695 kg Rayon d’action 700 km Armement 1 canon Shvak 20mm
2 mitrailleuses

La réduction du poids de la machine et le montage d’un moteur plus puissant,

un Klimov Vk 105PF, donna naissance au Yak1M, qui devait représenter à peu près la moitié de la production de Yak1.

La structure de l’appareil était composée d’un fuselage en tubes d’acier soudés entoilé et des ailes en bois.

Certains éléments étaient très modernes, comme le train d’atterrissage à large voie, les volets à commande hydraulique et la tuyauterie d’alimentation en carburant en aluminium.

Le moteur Klimov était un dérivé du moteur Hispano-Suisa 12Yrs produit sous licence dans les années 30. Mais, malgré l’augmentation de puissance, il conservait un rapport poids/puissance très inférieur à ses contemporains allemands ou britanniques.

 

Très maniable, rapide (585 Km/h à 5000m d’altitude) et bien armé (1 canon de 20mm dans l’axe de l’hélice et 2 mitrailleuses de capot de 12,7mm), le Yak1 constitua, avec le Lavotchkine LaGG-3, l’épine dorsale de la chasse soviétique jusqu’à l’arrivée de matériels plus performants.

 

Fin 1942, un nouvel appareil est mis en production sous la désignation de Yak9.

Longueur 8,50 m Surface alaire 17,15 m2 Vitesse maximum 602 kmh Motorisation Kimlov M105P V12
               
Envergure 9,74 m Poids à vide 2770 kg Plafond 10600 Puissance  1260ch puis 1360ch
               
Hauteur 2,60 m Poids en charge 3080 kg Rayon d’action 900 et 1400 sur le Yak9D Armement 1 canon shvak 20mm et 37mm sur leYak9 T
2 mitrailleuses 12,7

A partir de la version de reconnaissance à long rayon d’action du Yak7, le Yak7D, une nouvelle voilure fut conçue avec une envergure plus courte mais avec la même surface alaire. Elle était constituée par deux longerons métalliques en H, recouverts par un revêtement de contre-plaqué de bouleau imprégné de bakélite.
 

Ce nouvel appareil fut équipé de la même canopée que celle du Yak1B qui améliorait la visibilité vers l’arrière.

Dès le début de 1943, une première variante, le Yak9T, embarquait un canon de 37mm tirant dans l’axe de l’hélice, en lieu et place du canon de 20mm.

Une version à long rayon d’action, le Yak9D, voyait son autonomie portée de 900 à 1400 kilomètres.

Une réplique statique grandeur réelle d’un Yak 9 aux couleurs de l’appareil piloté par Marcel Léfèvre, l’enfant des Andelys, est depuis mars 2007 érigée devant le Mémorial Normandie Niemen, à côté du Mirage F1CT aux couleurs de l’escadron 2 /30 Normandie Niemen basé à Colmar, qui perpétue la tradition du Régiment.

Le prototype du Yak3 n’effectua son premier vol que fin de 1943. Les premiers appareils de série furent livrés aux unités en juillet 1944 et les performances exceptionnelles de cette machine dérivée du Yak1 firent merveille face à la Luftwaffe.

Longueur 8,50 m Surface alaire 14,85 m2 Vitesse maximum 648 kmh Motorisation Klimov M.105PF3 2 à 12 cylindres en V
               
Envergure 9,20 m Poids à vide 2105 kg Plafond 10800m Puissance 1 220 ch
               
Hauteur 2,38 m Poids en charge 2550 kg Rayon d’action 815 km Armement 1 canon Shvak 20mm et 2 mitrailleuses 12,7

Equipé du moteur Klimov VK105PF-2, de 1300cv, armé d’un canon de 20mm avec 100 obus, et de 2 mitrailleuses de capot de 12,7mm avec 250 coups chacune, le Yak3 se révéla comme un appareil supérieur aux Me109 et Fw190 dans de nombreux secteurs du combat aérien.

Le chasseur de Yakovlev fut construit à plus de 30000 exemplaires dans ses différentes versions.

Il reste un Yak-3 venu de Russie en 1945 avec le N.N., il est visible dans l'espace Normandie Niemen au M.A.E. du Bourget, voici un résumé, par François Tulasne,de son parcours depuis 1945. Résumé